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En même temps, victime et coupable

   Depuis 1960 à nos jours, les Comores ont connu des hommes qui ont voulu changer le pays et qui n'ont de cesse de se sacrifier pour ces petits cailloux de 2000 km² jusqu'à perdre la vie. Des hommes, qui de leur sacrifice ont donné naissance à notre liberté quelque soit notre situation économique ou politique qu'on perçoit aujourd'hui. De leur sacrifice, naissent des malheurs. en effet, les coups d'état répétés qu'ont subi nos présidents sont un témoin direct de l’étude d'aujourd'hui.

   En même temps, victime et innocent. Absurde et contradictoire. Mais la réalité prouve cette contradiction. Depuis l’accession au pouvoir de Djohar, la majorité des présidents comoriens ont été élus par suffrage universel qu'il y ait triche ou pas. Le problème de la démocratie par suffrage universel est réglé. Mais alors qu'est ce qui se passe aux Comores. tous les 4 ans, un autre prend la place du précédent mais le développement se fait au compte goutte. La corruption devient héréditaire. La justice est devenu l'une de nos hontes les plus encrés dans nos cœurs. Alors à qui la faute?

   pour répondre à cette question, il faut d'abord analyser la situation sociale des comoriens. En effet, ces derniers se regroupent en île, en ville, en village et enfin en clan et en famille. C'est à dire que l'identité d'un comorien, se base sur ces différents types. Et la situation donnée lui permet de choisir un de ces types. Et c'est ce regroupement qui devient un des freins du développement de notre pays. Pourquoi? Un homme qui choisit un regroupement peut se faire à tort en soi même en défendant un autre qui se trouve dans ce regroupement. Et cela est la plaie de notre justice. Si vous entendez qu'un tel a été libéré alors qu'il a commis un crime odieux, ce n'est pas parce que il est innocent, c'est parce que son regroupement l'a permis de se faire libéré au prix d'une compensation et du pot de vin aux jurys. 

   La politique est régi par la même loi que la justice. Chaque regroupement veut un gout du pouvoir. Un homme qui devient président ou vice président, ou ministre ou gouverneur, ou commissaire ne peut rester dans son poste s'il ne donne pas une compensation allouable à son regroupement: c'est la naissance de la corruption. Un autre regroupement criera à l'injustice en jouant sur son hypocrisie. En effet, pourquoi aux Comores, rien ne bouge, c'est parce que des regroupements ont leur compte dans la vie politique, économique, juridiques du pays. Les autres regroupements qui n'arrivent pas à se hisser au niveau seront les plus perdants et ils sont nombreux. 

   Les principaux putschs qu'ont connu les Comores, est la cause directe de ce système de regroupement. Tant qu'on a le pouvoir, on s'en fiche du développement du pays. Les comoriens sont eux même les coupables de ce désordre. et si un homme veut briser cette identité abusive non pas absurde, il est immédiatement écarté non pas par les politiciens, mais le peuple lui même. Vous n'avez qu'à voir l'idée d'un comorien qui va voter. ce n'est pas pour le peuple qu'il va voter mais c'est pour lui même pour son regroupement.

   En même temps, victime et coupable  

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