En cette période électorale, la vie comorienne est jonchée par les insultes, les louanges, les interprétations bénéfiques ou désavantageux.
Nous avons une population donnée. 3 candidats doivent être choisis. Ainsi, nous avons quatre groupes. Un groupe assez minime va être neutre tandis que les autres groupes restants vont choisir un des candidats. Ainsi, chaque groupe tourne autour d'un seul homme. Mais, le choix de cet homme saura t'il avantager les 3 autres groupes qui ne l'ont pas choisi.
Dans un pays comme le notre, le progrès ne peut pas passer par un seul groupe. Mais la démocratie ne l'entend pas de cet oreille. Nous passons tout notre temps à nous insulter d'un groupe à l'autre pour que l'homme qui est au centre puisse gagner. Mais s'il gagne, quel avantage cela se fera pour le pays. Même dans les campagnes électorales, nous ne faisons pas de tolérance et de respect envers l'autre adversaire. Le fair-play n'est pas une notion seulement sportive. Elle ne vient même pas du sport. Mais de la guerre à la politique. Comment voulez vous qu'un jour, ils s'entendent sur un destin commun. Celle de faire du pays, un endroit où il fait bon vivre.
Nous avons perdu notre objectif au fil des années. A l'instant même où nous avons pris l'indépendance, nous avons condamné la future génération à répéter les erreurs de leur père. Nous avons cru un jour que peut être si nous suivions ce que les pays développés font, nous serons comme eux. Ce qui est archi-faux. Nous ne pouvons pas développer un pays divisé.
La guerre psychologique que nous menons pour que le leader d'un groupe gagne marque déjà le déroulement de son mandat. Il a commencé par la concurrence et il va la finir par la concurrence. Nous ne sommes pas en guerre. Nous ne voulons pas la guerre. Nous voulons un pays où l'on sera fier d'y vivre. Voir des forcenés, des fanatiques scandés partout, voter un tel voter un tel est une humiliation que nous portons dans nos cœurs.
C'est unis qu'on pourra avancer. Divisé, la haine, la traîtrise, ne nous fera que faire couler encore plus le navire dans l'abîme de la corruption, de la pauvreté et de la misère.