Durant l'histoire, les Comores ne formaient pas une seule entité politique. Avant la colonisation, Des sultans ont régné sur ces îles qui, de par le temps, la culture et la langue se sont différenciés dans des proportions négligeables mais restés importantes. C'est la machine coloniale qui a réuni les îles pour en former une province puis un territoire. L'histoire est un outil assez important. Elle nous rappelle comment les peuples ont évolué dans le temps et dans l'espace, pour expliquer le moment présent. Le sujet d'aujourd'hui se base sur la différence de chaque île.
Car même si, on a la même langue, la même culture, n'oublions pas que certaines spécificités existent entre les îles. La langue parlée est la plus explicite.
Durant mes expériences, je n'ai de cesse rencontré un problème qui m'a vraiment marqué et certains de mes compatriotes du même île lorsque je côtoie des hommes des autres îles. Pour la première fois j'entendis leur dialecte et je n'y comprenais rien du tout. Je n'étais pas le seul. Puis à la fin, je me suis habitué et maintenant je les comprends.bon un peu. Mais ce qui m'a vraiment frappé, c'est la réaction de mes compatriotes, lorsque tu parles de cette différence, ils te répondent, " tu n'es pas comorien pour que tu ne comprend pas" avec un rire ironique. Je me demande, ont ils oublié qu'il y a trois dialectes aux Comores? Ce n'est pas pour rien qu'on les a nommés différemment.
Etre comorien, cela ne veut pas dire qu'on est tous pareille. Nos dialectes ont évolué dans des chemins différents provenant de la même source de langue le swahili. Il n'y a pas une langue comorienne, il y a des dialectes comoriens.et quand tu évoque ces différences, on te traite de vouloir te séparer d'eux. Imaginez un anjouannais qui parle dans un village grand comorien ou la réciproque. Personne ne va rien comprendre. Mais on peut être différent et être dans le même toit.
La cause est que les comoriens ont peur, peur de la différence. Peur de se diviser. La peur du passé est devenu le cauchemar des obsédés d'une union absolue. Le séparatisme a alimenté cette peur, jusqu’à ce que lorsqu'un comorien entend une différence, il la renie alors que c'est la réalité. On cherche à nous unir avec des mensonges et des ironies alors que c'est le contraire qui se passera. C'est cette identité abusive d'un seul dialecte et d'une seule culture qui finira par faire imploser notre pays. Nous avons des différences, il faut l'accepter. Ainsi, un certain groupe ne se sentira pas marginalisé et on pourra vivre dans un pays en paix.
L'épanouissement passe d'abord par une évolution des mentalités...