1975, le 6 juillet, le bourgeois Ahmed Abdallah proclame l'indépendance d'un pays qui se veut libre de ses choix, de ses convictions. Le fruit du combat de militants indépendantistes qui ont su dire au colonisateur que le pays ne sera plus jamais une colonie, son pion sur la scène internationale. 1975 et déjà, premier désaccord avec l' "ancien colonisateur" Mayotte resté française. Sans même pouvoir sentir cette fraîcheur de liberté, la France montre déjà clairement son hostilité vis à vis de cette indépendance. Pourquoi? Ne nous a t'elle pas donné une autonomie en 1960 pour que nos chers leaders Said Mohamed Cheick et tant d'autres puissent préparer cette indépendance?
Un nuage de mauvais augure plane déjà sur les Comores. Et comme, un malheur ne vient jamais seul
le 3 août 1975, soit 28 jours après la déclaration de l'indépendance, un premier coup d'état. Par le révolutionnaire Ali Soilihi. Les premiers jours de libération des Comores annonce déjà l'avenir tumultueux de nos pauvres îles. Ali Soilihi, influencé par ses idées communistes, veut faire du pays, un état auto suffisant, et coupé par la même occasion toute relation avec la France. " La France qui l'a emmené au "pouvoir", l'abandonne aussitôt", dit on. Le révolutionnaire hérite d'un pays sans fonctionnaires, sans ingénieurs, sans professeurs, sans infrastructures et le plus comble de tous, sans argent. "On doit sacrifier le peuple, le peuple doit construire son pays" se disait il peut être. Son régime se caractérise par une avancé dans le domaine agricole et administrative et d'exactions multiples
. 1978, destitué par le tristement célèbre "français", Bob Denard, Ali Soilihi meurt lors de son incarcération.
Et revoilà sur la scéne nationale, notre très cher bourgeois Ahmed Abdallah Abdérémane, qui va donner au pays, son lot de corruption, de favoritisme. 11 ans de non partage de pouvoir, le bourgeois donne au mercenaire français Bob Denard, un pays, une base arrière, un paradis, les Comores. Et une nuit de 1989, assassinat de Ahmed Abdallah Abdérémane dans son bureau en présence du mercenaire. Tué par "son garde du corps" comme dit Bob denard ou "par Bob Denard" comme dise la plupart des comoriens. En tout cas, on ne le saura jamais.
1990, soit 15 années après l'indépendance, les premières élections sont organisées aux Comores. Et le démocrate, Said mohamed Djohar accède au pouvoir. Frôlé par des coup d'etats à répétition, il en sort indemne, jusqu'en 1995 où notre vieil ami Bob denard ne le destitue ce qui a conduit à une intervention française qui eut pour suite l'expulsion de Bob denard en France et bizarrement le démocrate est exilé à l'île de la réunion par l'armée française???.
En 1996, notre démocrate revient pour les élections contre son rival historique, Mohamed Taki Abdoulkarim, l'arabophile et ce dernier remporta les éléctions. L'arabophile a hérité les Comores de pénurie ce qui a conduit au séparatisme de deux des îles, Anjouan et Mohéli.Lors d'un retour de voyage en France, Il meurt d'une "crise cardiaque", le 6 novembre 1998, laissant au pays une grave crise séparatiste.
Il faudra attendre l'intervention du militaire Azali Assoumani pour qu'un accord en 2001, nommé accord de Fomboni, rapproche les îles dans la nouvelle "union des Comores" et il devient président par la suite. La présidence de l'union devient tournante pour que chaque île ait un président d'origine tous les 4 ans .Le militaire a tôt appris les conséquences de munir chaque île un président qui conduit à un problème de compétence. Qui joue quel rôle? Ce problème de compétence se prolongea jusqu'à l’élection du religieux.
Le religieux Ahmed Abdallah Sambi devient président en 2006.en 2008, Il mit un terme au régime de Mohamed Bacar, président d'Anjouan à cause du problème de Compétence par un débarquement militaire .Par référendum, il supprime en 2009 certaines prérogatives de la constitution de 2001 comme les ministres de chaque île qui deviennent commissaires, et réduit les pouvoirs des présidents passant à gouverneur. Ne voulant pas quitté le pouvoir en 2010, il allongea son mandat d'une année mais dû quitter le pouvoir par la pression populaire. Et en 2011, Le francophile Ikililou dhoinine devient le président actuel des Comores.
Et voilà 39 ans d'indépendance. Couronné par les non payements de salaire, la corruption, le sur charge de personnel de la fonction publique, coup d'état et de chômeurs. Où chaque président eut son lot d'obstacles, de changements, de dégâts. ![]()
Vive l'indépendance du pays, le seul événement digne d’être fêté... Et le seul jour où les Comores étaient vraiment libres.